Toutes et tous en grève le 27 septembre !

Disclaimer : Les prises de positions de cet article n’engagent que son auteur et pas l’ensemble du mouvement des grèves du climat. Cette plateforme se veut être un échange et un moyen d’expression pour différentes mouvances à l’intérieur même de la GDC.

10 raisons de faire à nouveau grève pour le climat

1) Car la situation n’a jamais été aussi catastrophique

Le réchauffement climatique atteindra trois degrés si les pays respectent les engagements pris à Paris en 2015, et nous ne sommes même pas sur la bonne voie. Pour protéger la vie humaine, animale et végétale il faut absolument limiter le réchauffement à 1,5 degrés. 20’000 espèces animales et végétales disparaissent déjà chaque jour à cause de la déforestation, de la destruction des écosystèmes ou de la surpêche !

2) Car les solutions individuelles ne sont pas suffisantes.

Les petits gestes ne seront jamais suffisants. Certes, nous devons toutes et tous faire un effort pour le climat, mais ce qu’il faut surtout c’est des décisions politiques : rénovations thermiques des bâtiments, transition énergétique, taxes sur le C02 émis par les plus gros pollueurs, gratuité des transports publics, protection des espaces naturels et politique de décroissance solidaire. Cela est non seulement possible, mais nécessaire et urgent.

3) Car le gouvernement reste inactif face à cette crise

Le Conseil National a refusé en décembre la loi sur le CO2. Cela signifie que la Suisse ne respectera même pas l’accord de Paris sur le climat. La droite du parlement préfère acheter des quotas d’émissions à l’étranger plutôt qu’agir pour le climat. Entre temps, nos multinationales continuent à détruire l’environnement et nos banques financent massivement les énergies fossiles, pétrole et charbon en tête. Les politiciennes et politiciens ne changeront pas tout seul. A nous de lutter pour notre avenir et de les pousser à prendre les bonnes décisions !

4) Car les sanctions, on s’en fout

La seule chose qui nous fait peur est l’avenir qui nous est réservé. Les absences injustifiées, dont le qualificatif absurde est trahi par l’urgence de la situation, ou les notes 1 qui pourraient être distribués ne nous arrêterons pas. Sanctionner des grévistes ayant une évaluation un jour de mobilisation est une utilisation politique d’un instrument pédagogique. En ce qui concerne les absences injustifiées, elles n’ont pas de conséquences réelles sur notre futur.

5) Car la grève attire l’attention politique et médiatique.

Depuis les premières grèves de janvier, les médias parlent beaucoup plus des faits scientifiques sur le climat, des solutions réalistes et des mouvements luttant pour le climat. Cela contribue à sensibiliser l’opinion publique et met la pression sur les pouvoirs politiques. Plusieurs villes comme Lausanne ou cantons comme Neuchâtel ont acceptés des plans climat pour atteindre la neutralité carbone en 2030. Tout cela est en grande partie dû aux grèves pour le climat !

6) Car on crée un espace démocratique

Les assemblées du mouvement, les prises de parole libres lors des manifestations ou les formations qui seront données le 27 septembre sont des espaces de discussions et de débats populaires. Tout un chacun peut exprimer ses solutions pour le climat, débattre de justice climatique et sociale ou des modes d’actions à privilégier. Du mouvement sont d’ailleurs parties de nombreuses initiatives comme des pétitions ou des projets concrets pour réduire notre emprunte climatique.

7) Car l’école doit devenir plus durable

Nous voulons une école qui donne l’exemple sur les questions climatiques et dont l’enseignement permette de relever les défis environnementaux. Cela passe par des voyages d’études en transports publics, plus d’alternatives végétarienne dans les cantines et une révision des programmes scolaires. Mettons le climat au centre dès l’école primaire, évoquons les solutions politiques efficaces et les moyens de faire les appliquer.

8) Car le contrat social est rompu

Le contrat social voulant que les étudiantes et étudiants travaillent dur et respectent les différentes consignes en échange d’un futur désirable est rompu. Se dressent devant nous canicules, inondations, pénuries alimentaires et nature détruite. A ce rythme-là, la plupart des pollinisateurs et des terres arables pourraient disparaitre dans les prochaines décennies, ce qui met en danger l’approvisionnement alimentaire de la Suisse. Nous nous révoltons contre le système qui est la cause de ces désastres et nous ne voulons plus y participer. Si nous n’avons pas d’avenir, alors nos efforts scolaires deviennent inutiles.

9) Car les grèves doivent se généraliser

Les grèves scolaires sont la première étape vers des grèves plus larges. Nous collaborons avec les syndicats et d’autres associations pour lancer une grève nationale le 15 mai 2020 afin d’aller vers une grève générale. La grève permet de bloquer la production de manière non-violente et sans arrestation. Une fois la production bloquée, il est possible de faire passer toutes nos revendications et de nous garantir un futur.

10) Car les mouvements sociaux peuvent changer les choses

La combinaison de manifestations, de grèves et de désobéissance civile à permit plusieurs avancées sociales majeures comme l’indépendance de l’Inde, l’obtention de droits civiques pour les afro-américains, la journée de 8 heures ou des augmentations de salaires record après mai 68. Une lutte déterminée pour le climat est la seule manière de protéger la vie sur terre. Nous voulons un monde socialement juste, libre, durable et respectueux de l’environnement. Pour cela il faudra lutter ensemble pour notre futur !

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