Mis en avant

Une Motion populaire ambitieuse pour le climat

Disclaimer : Les prises de positions de cet article n’engagent que son auteur et pas l’ensemble du mouvement des grèves du climat. Cette plateforme se veut être un échange et un moyen d’expression pour différentes mouvances à l’intérieur même de la GDC.

En pleine crise du coronavirus, les mouvements de la Grève du Climat et celui des Grands-Parents pour le Climat ont élaboré une motion populaire demandant une réponse commune à ces deux crises majeures, économiques et climatiques. Pour cela, nous demandons que 500 millions de francs, soit un peu moins de la moitié de la fortune cantonale, soit débloqué pour financer la transition écologique.

En effet, la crise sanitaire actuelle a mis au jour certains aspect de nos modes de vies pour le moins problématiques. La mondialisation nous a démontré ses limites et ses risques en temps de crises : difficultés d’approvisionnement dues à l’éloignement des centres de productions, aux blocages de marchandise aux frontières par certains états, à la délocalisation de la production de matériel médical essentiel tel les masques ou le matériel de teste, … Certains eurent aussi peur que notre production locale de nourriture soit affectée par un manque de mains-d’œuvre, risque qui semble se résorber grâce à la solidarité de certains citoyens. Plus généralement, cette crise a démontré l’impréparation des états face à une crise majeure et la nécessité de changer en profondeur notre modèle de société.

 Aujourd’hui, tout le monde parle de déconfinement, du « monde post-coronavirus ». Il est évident que nous ne pouvons pas en sortir de la même manière qu’après la crise financière de 2008, en omettant le local, le climat qui se dérègle ou encore la justice sociale. Il n’est plus envisageable de sauver des entreprises dont le business repose sur la destruction de notre environnement. Sans prétendre résoudre tous nos problèmes, cette motion propose un financement et des fonds en faveur de secteurs-clés dans la lutte contre le dérèglement climatique afin de respecter les engagements des autorités fribourgeoises en matière de réduction des gaz à effet de serre. Ainsi, les 500 millions débloqués du trésor fribourgeois iront dans les programmes du canton tels que celui des bâtiments, afin de favoriser des rénovations thermiques et énergétiques du parc immobilier, dans le fond énergie, pour favoriser le développement des énergies vertes, dans sa stratégie de développement durable, dans celle pour la biodiversité et enfin dans le plan climat. Ces domaines sont bien développés dans le canton, et de nombreuses entreprises locales pourront profiter de cette relance ajustée aux deux crises.

Pour ainsi dire, cette motion ne demande rien de plus qu’un financement pour les programmes déjà existants et déjà votés. Il nous faut sortir de l’hypocrisie qui consiste à voter des lois sans financement et agir dès à présent pour la préservation de la vie animales, végétale et humaine menacé par des politiques et des entreprises irresponsables et climaticides.

État des lieux – 1.05.2020

Disclaimer : Les prises de positions de cet article n’engagent que son auteur et pas l’ensemble du mouvement des grèves du climat. Cette plateforme se veut être un échange et un moyen d’expression pour différentes mouvances à l’intérieur même de la GDC.

Adapté du dossier de presse utilisé lors de la conférence de presse du 1er Mai

Introduction

Au commencement

C’est du constat d’une crise qu’est née la Grève du Climat.

Le constat d’une crise non pas passée ni future, mais bien présente, avec pour seule promesse celle de s’empirer, pour seule réaction une ineffable inaction, et pour seul remparts nous-même.

Déjà, les forêts brûlaient, les catastrophes naturelles se multipliaient et la biodiversité mourrait assassinée. Les sécheresses faisaient déjà s’appauvrir les récoltes et la promesse pour beaucoup d’aller travailler, dur, sous un soleil toujours plus cuisant n’était pas pour réjouir les corps et les esprits.

Un an et demi plus tard s’est ajoutée une crise à la crise. À la crise écologique, la crise sanitaire est venue voler la vedette ; et bientôt ce sera au tour d’une crise économique aussi terrifiante qu’attendue.

Une crise après l’autre

Un an et demi plus tard, nous en sommes toujours au constat. Bien que des mesures aussi saluables que spectaculaires aient pu être prises pour limiter la propagation du virus – montrant du même coup l’hypocrisie de celleux qui prétendaient que tout changement radical est impossible  – on se contente souvent du service minimum et de dernière minute et on préfère faire des cadeaux aux grandes banques et autres multinationales que de se préoccuper de la réalité chacun.e. La crise sanitaire, comme la crise climatique, était attendue depuis longtemps. Et pour y faire face, des mesures d’urgences (au moins a-t-on eu ici la décence de la reconnaître), des mesures écocides, 1.275 milliards offerts à Swiss et des mesures liberticides, Swisscom autorisé à suivre nos déplacements. Il est venu le temps de la grande indécence. À quand une gestion prévoyante et solidaire de nos crises collectives ?

A la Grève du Climat

Ces crises nous touchent toutes inégalement et il ne faut pas oublier que ce sont souvent les mêmes qui boivent la tasse – c’est tout le sens de notre engagement pour la justice climatique et c’est pourquoi , à la Grève du Climat, nous avons temporairement suspendu tout rassemblement ou toute action trop fortement collective pour s’engager et promouvoir les réseaux d’entraide. Mais nous continuons la lutte et nous ne lâcherons rien car c’est aujourd’hui que nous construisons le monde de demain. Et il s’agit surtout, surtout, de ne pas reprendre la marche qui déjà, nous menait vers notre perte.

Revendications

Ces temps de confinement nous ont donné le temps de développer, en plus de nos trois revendications nationales que sont la déclaration nationale de l’urgence climatique, la neutralité carbone d’ici 2030 et le tout suivant un principe de justice climatique, une dizaine de revendications spécifiquement fribourgeoises que vous retrouverez ici : https://fribourg.climatestrike.ch/revendications/.

Dans le contexte actuel, particulièrement intéressantes sont les demandes de création d’un revenu de transition écologique pour toute personne exerçant ou se reconvertissant dans une activité écologique ou sociale, puisqu’il s’agit avant tout de ne pas reprendre les activités destructrices que le virus nous a forcé à arrêter, et la demande d’une attribution de 500 millions de francs suisses pour lutter contre les dégradations climatiques et environnementales, dont nous avons même lancé une motion populaire que l’on peut trouver à l’adresse suivante : https://fribourg.climatestrike.ch/500-millions/

La récolte de signature est un peu compliquée par les mesures de distanciations sociales actuelles, qu’évidemment nous respectons, mais nous sommes confiants quant à son succès.

Outre ces revendications et le lancement de cette motion populaire, cette crise doit pour nous avant tout également être vue comme une opportunité de ne pas faire repartir la machine infernale et de réellement faire le tri entre ce qui est important, ce qui est essentiel et ce qui ne l’est pas, afin de s’engager sur la voie d’une économie juste, durable, résiliente et par là respectueuse de notre environnement.

Prochaines actions

Il va sans dire que le virus a perturbé tous nos plans. La Grève pour l’avenir du 15 mai, mobilisation qui se voulait dépasser les milieux étudiants pour une journée de grève et d’actions, n’est pas annulée, reportée à une date ultérieure qui sera bientôt fixée après discussions avec les autres acteurs impliqués. Nous espérons profiter de ce délai supplémentaire pour mobiliser encore plus largement et inviter tout le monde à s’approprier l’événement.

Nous ne laissons cependant pas tomber la date du 15 mai et prévoyons pour cette journée de lancer le #ChallengeForFuture, bientôt disponible à l’adresse suivante : http://challengeforfuture.ch. Il s’agira de réaliser différents défis depuis chez soi afin d’avoir un impact concret ou symbolique en faveur du climat sur le monde qui nous entoure.

En plus de ces challenges, le 15 mai sera l’occasion du grand retour de la Radio Climat qui quitte les terres uniquement fribourgeoises pour s’étendre à l’ensemble de la romandie et qui garantira un programme interactif tout le jour durant.

Enfin, nous appelons tout le monde à faire le plus de bruit possible de toute les manières possibles en ce 15 mai à 11h59 pour symboliser l’urgence et la gravité de la crise climatique.

Conclusion

On aurait pu s’attendre à nous voir saluer cette crise comme une aubaine, nous apportant un air plus sain, une réduction des émissions de gaz à effet de serre, une recrudescence de la biodiversité et un ralentissement de l’activité économique. Il n’en est rien. Une crise est une crise et celle-ci est une tragédie. Et si la Grève du Climat a été si prompte à annuler ses rassemblements comme la manifestation du 14 mars avant même les arrêtés officiels, et à s’investir personnellement dans les différents réseaux d’entraide, c’est que notre message a toujours été de prendre les crises au sérieux. Quelle que soit la crise, il est de notre devoir de la combattre.

Renonçons à la trop facile tentation de tout recommencer comme avant et basons, pour une fois, avant que tout ne s’écroule, nos politiques et notre économie sur des constats scientifiques. Nous vivons au-dessus des capacités environnementales, ce n’est pas durable. Nos ressources sont limitées, il est inutile de vouloir en tirer un profit infini. Nous sommes en train de détruire toute vie sur terre, et nous avec, il y a urgence. Mais il n’est plus venu le temps de l’attente. Le nouveau monde est encore à construire et il est plus que jamais temps de s’y mettre. 

Il est plus que jamais temps de dépasser le simple constat. Si cette crise n’avait qu’une chose à nous apprendre c’est qu’il est possible d’agir, alors agissons.

Pour un Fribourg meilleur, plus juste et résilient,
Amicalement,

500 Millions pour le Climat – 22.04.2020

Communiqué de Presse

500 MILLIONS POUR DES MESURES FAVORABLES AU CLIMAT ET À l’ENVIRONNEMENT DANS LE CANTON DE FRIBOURG

22.04.2020, 10h00 – Vidéoconférence de presse sur Zoom

Le mouvement de la Grève du climat et celui des Grands-parents pour le climat s’allient pour proposer qu’une partie de la fortune cantonale finance des mesures qui répondent en même temps à la crise climatique et environnementale ainsi qu’à celle socio-économique, liée au coronavirus.

Pour la Grève et les Grands-parents pour le climat il est essentiel d’éviter que la résolution de la crise économique provoque l’aggravation de la crise environnementale. C’est pourquoi nous avons décidé d’unir nos forces pour lancer une motion populaire qui demande de coupler des moyens pour la réalisation de programmes écologiques cantonaux tels le plan climat avec le soutien à court terme de l’économie fribourgeoise.

Les motionnaires proposent d’augmenter les moyens à disposition pour financer de manière systématique et rapide les programmes de l’État de Fribourg existants ainsi que des stratégies et plans en cours d’adoption qui auront un très fort impact positif non seulement sur le climat et l’environnement, mais aussi sur l’économie cantonale et son redéploiement.

La Grève et les Grands-parents pour le climat attendent que les député.e.s fribourgeois.e.s tiennent parole et donnent suite à la résolution qu’iels ont adopté.e.s le 6 février 2019 où iels invitaient « … le Conseil d’État à mettre à disposition les moyens financiers nécessaires à la réduction des émissions carbone… ».

Plus d’infos sous :

Réchauffement climatique : Les conséquences en Suisse durant les prochaines années

Nous le savons très bien, le réchauffement climatique est un fait indéniable, et une chose contre laquelle nous devons lutter. Il a des conséquences extrêmement désastreuses telles que la hausse du niveau des eaux, des sécheresses, des gros feux, des ouragans et cyclones très intenses, plus fréquemment… Au niveau mondial, elles se font déjà ressentir mais qu’en est-il concrètement de la Suisse ?

Pour l’instant, il est assez difficile de nous rendre compte de ces divers effets, car ils ne touchent souvent pas la Suisse et ses pays voisins. Cela ne signifie cependant pas que nous ne serons aucunement touchés par les dérèglements climatiques. C’est pourquoi, il nous a semblé important de parler cette essentielle thématique ! 

Actuellement… 

Notre pays augmente davantage sa température moyenne que dans le reste du monde, et chaque année est plus chaude que la précédente. Les phases de canicule sont de plus en plus régulières, par exemple, et chaque région de la Suisse est donc concernée. 

Nous constatons également que les périodes glaciaires sont de moins en moins nombreuses et que les jours de gel ont diminués de 60% depuis 1961. Quand aux fortes pluies, elles sont plus extrêmes et plus régulières, notamment en hiver.

Scénarios pour les années à venir… 

Des scientifiques ont “prévu” deux scénarios possibles sur l’évolution climatique en Suisse, pour le 21ème siècle. Le premier est axé sur les effets engendrés si rien n’est mis en place à l’échelle mondiale, tandis ce que le deuxième se penche sur l’opposé de cette situation, c’est-à-dire avec des mesures limitant les émissions de CO2, la pollution globale,…. Dans cette première simulation, quatres changements majeurs sont émis : des hivers avec peu, voire sans neige, des précipitations encore plus intenses, des étés plus secs et des journées dépassant les 30 C°.

Les hivers seront plus chauds, avec 3,5 C° de plus en moyenne. La neige serait en grande partie remplacée par de la pluie. La limite du zéro degrés monterait à plus de 1500 mètres d’altitude (comparé à 850 mètres aujourd’hui). 

En été…

Pour les températures en été, elles se situeraient entre 2,5 C° et 4,5 C° de plus qu’aujourd’hui, voire même +5,5 C° pour les jours les plus chauds. Le nombre de ces “ journées tropicales” pourrait s’amplifier dans l’ensemble de la Suisse. Le réchauffement impliquerait toutes les saisons, mais c’est principalement en été qu’on le discernerait.

Vous voulez changer cela ?

Il nous faut maintenant changer le système tel que nous le connaissons actuellement ! Alors arrêtons de consommer inutilement, plaçons intelligemment notre argent, faisons attention aux produits que nous consommons, etc…

Vous pouvez également voter ou rejoindre notre mouvement pour faire entendre votre voix 🙂

877 signatures contre le BYOD

Disclaimer : Les prises de positions de cet article n’engagent que son auteur et pas l’ensemble du mouvement des grèves du climat. Cette plateforme se veut être un échange et un moyen d’expression pour différentes mouvances à l’intérieur même de la GDC.

Le vendredi 28 février, la Grève du climat Fribourg a remis une motion populaire contre le BYOD, l’obligation d’aller en classe avec son propre ordinateur. Le texte signé par 877 citoyens demande un moratoire de 3 ans sur l’introduction de ce projet ainsi qu’une étude sérieuse et indépendante sur les conséquences écologiques, sociales, sanitaires et pédagogiques du projet. L’action symbolique qui a eu lieu à cette occasion visait à dénoncer la manière dont le projet a été imposé sans tenir compte de l’avis et des oppositions des enseignants, étudiants et parents d’élèves.

Nous appelons M.Siggen à renouer avec la démocratie en préférant la consultation et le dialogue à une imposition autoritaire d’un projet contesté.  La Grève du Climat exige que sa motion puisse être traitée avant que le projet entre en vigueur. De deux choses l’une: soit le conseil d’Etat prend rapidement position et le Grand Conseil pourra voter sur le texte en mai, soit le conseil d’Etat renonce à introduire le projet pour la rentrée de septembre 2020 et permet un véritable débat sur le sujet.

Nous nous opposerons fermement, par respect pour les près de 900 signataires, à ce que le Grand Conseil soit mis devant le fait accomplis et doive voter sur un moratoire concernant un projet déjà introduit. D’autres actions sont à prévoir si cette revendication n’allait pas être respectée.

Contre le BYOD/AVEC – Une motion populaire !

Lancement d’une motion populaire

Suite à la décision du Conseil d’État, d’introduire le système BYOD (Bring Your Own Device) /AVEC (Apportez Votre Équipement personnel de Communication) dans les écoles secondaires 2, qui prévoit que chaque élève amène son propre ordinateur en cours à partir de septembre 2020, la Grève du Climat Fribourg a lancé une motion populaire.

Celle-ci demande un moratoire de 3 ans sur l’introduction de ce projet, afin de bien prendre en compte chaque aspect de celui-ci, ce qui n’a pas été le cas jusqu’à présent. Le Conseil d’État n’a, en effet, pas pu répondre aux différentes questions des professeurs, parents et élèves concernant ce sujet. Le bilan écologique désastreux de ces nouvelles installations n’a notamment pas été pris en compte. C’est pour cette raison en particulier que la Grève du Climat demande que l’introduction du BYOD/AVEC ne se passe en tout cas pas avant septembre 2023.

Une commission indépendante

Il est nécessaire qu’un organe neutre et indépendant de l’administration cantonale consulte tous les acteurs concernés par l’introduction du BYOD/AVEC, donc les directions, les enseignants et les élèves du secondaire 2, ainsi que les parents de ces derniers.

Avec des experts climatiques, des médecins et des pédagogues les acteurs cités ci-dessus formeront une commission neutre et indépendante qui devra élaborer un rapport analysant les enjeux environnementaux, financiers, pédagogiques et sanitaires.

Un rapport complet

Le rapport qui sera élaboré par ce comité devra contenir différents points. Le premier est un bilan sur les conséquences environnementales. Car non seulement devra-t-on acheter plus d’ordinateurs, mais aussi faudra-t-il faire des modifications dans les salles de classes, notamment des prises pour chaque élève. Cela aurait, par conséquent, un impact négatif sur la consommation d’électricité.

Le deuxième point du rapport est lié aux coûts de tout ce projet : les parents se devraient en effet d’acheter un ordinateur, les écoles devront être d’abord aménagées et ensuite maintenues, et les professeurs devront être formés à cette nouvelle manière d’enseigner.

D’un point de vue pédagogique, le rapport devra analyser comment le BYOD/AVEC affecte l’apprentissage des élèves. Y-a-t-il des effets sur leur attention ? Comment la relation élève-enseignant va changer ? Et multitude d’autres questions similaires restent encore et toujours en suspend.

Le dernier point que nous demandons est l’impact sur la santé des élèves. Avec l’introduction de ce projet, les élèves seront plus derrière un écran, ce qui pourrait avoir des effets négatifs sur leur bien-être.

Une sortie possible

Une fois que la consultation des acteurs concernés et l’analyse des impacts sont fini, le rapport complet devra être remis au Grand Conseil, ainsi qu’aux acteurs concernés au minimum 12 mois avant l’introduction du BYOD/AVEC. Il devra, en plus, être facilement accessible pour les médias et la population.

Si tu veux soutenir la motion populaire, imprime le formulaire ci-dessous, signe-le et parle-en à tes amis !

Pour plus d’informations et l’impression du formulaire :
https://fribourg.climatestrike.ch/motion-populaire-byod/

Strike for future – 17.01.2020

Le 30 janvier, 18h-21h – Fribourg, Université Miséricorde, salle 2122AB

La mobilisation pour la Grève pour l’Avenir le 15 mai continue et pousse désormais les gens à se mobiliser sur leur lieu de travail, mais aussi d’habitation.

Jeudi 30 janvier, le collectif de la Grève du Climat se mobilise à nouveau. En collaboration avec plusieurs syndicats et associations, il proposera une rencontre pour tou.te.s celleux désirant participer à la grève du 15 mai, la Grève pour l’Avenir. En effet, l’objectif de cette mobilisation, sera de pousser chacun.e aux changements possibles sur son lieu de travail et/ou dans son quartier, afin de permettre l’implication des individus dans la réflexion vers des solutions et prendre ainsi en compte les nécessités et particularités de différents corps de métiers ou quartiers représentés.

Pour que cette grève fonctionne, nous avons besoin que des collectifs de grève se créent, de manière décentralisée, sur les lieux de travail, dans les écoles et sur les lieux de vie. C’est pourquoi nous invitons l’ensemble des personnes qui souhaitent créer un collectif de grève, à la prochaine assemblée, le jeudi 30 janvier 2020, de 18h à 21h  à l’université de Fribourg, bâtiment de Miséricorde, salle 2122 AB. 

Aujourd’hui plus que jamais, alors que le collectif de la Grève du Climat “fête” son premier anniversaire, que les incendies dévastent l’Australie et que nous découvrons hébété.e.s ce qui semble n’être que le prélude d’une symphonie aux mouvements innombrables de catastrophes naturelles, il est plus que jamais temps pour la population d’élever la voix. L’étendue des dégâts déjà vus en Amazonie et à présent en Australie – pour ne parler que des plus impressionnants – ne présagent rien de bon pour les années à venir. Pour cette raison, et parce qu’il serait inconscient d’attendre que nous soyons les prochain.e.s au coeur de la tempête, il est temps d’agir. Le collectif de la Grève du Climat se mobilise donc à nouveau et n’est pas tout seul.

“Il est temps de prendre en compte le climat dans nos vies domestiques et professionnelles. La politique n’est pas que dans les parlements ou dans la rue, elle se traduit dans tous les aspects de nos vies et a des conséquences sur chacune de nos interactions, dans les structures professionnelles autant que dans notre vie privée.” déclare Iris, militante dans le collectif.

Cette réunion sera l’occasion de développer des revendications au niveau local et de s’organiser comme comité de grève ainsi que de réfléchir et partager sur certaines questions comme : en quoi le changement climatique vous concerne-t-il ? Quels défis pourrait poser la transition écologique dans le cadre d’une ou l’autre profession ? Comment prévenir un maximum les conséquences néfastes du changement climatique dans une profession ou un quartier selon ses spécificités ?

Radio Climat – La Grève du Climat crée sa propre radio, écologiste et indépendante

Cliquez sur le lien ci-dessous pour écouter la Radio Climat.


Pour présenter ce projet de média développé et géré par la Grève du Climat Fribourg dans le but de débattre de la crise climatique et des solutions réalisable, 6 chiffres clefs vous sont dévoilés. 

72 Heures

Le projet est développé dans le cadre de l’action 72h. Du jeudi soir au dimanche soir à la même heure, des groupes de jeunes de toute la Suisse s’engagent dans des projets d’utilité publique. Le thème de l’année étant le développement durable, la Grève du Climat Fribourg a tenu à y participer.

17 Janvier

Ce vendredi-là, à 19h, sera diffusée en direct la première émission de Radio Climat. D’une durée de 1h45, elle sera composée de divers contenus dont un journal du climat, un micro-trottoire et un débat. L’émission du lendemain aura elle aussi lieu de 19h00 à 20h45.
Le dimanche 19, l’édition sera avancée et aura lieu de 16h00 à 17h45.

15 Minutes

La durée du journal du climat qui sera diffusé chaque soir. Il contiendra des faits sur le réchauffement climatique, des informations sur l’actualité politique liée à la question environnementale et toute l’actualité des mouvements luttant pour le climat. 

8 Débatteurs et débatteuses

… participeront aux deux débats politiques du week-end.
Le premier sur “La politique face au climat” aura lieu le vendredi 17 de 19h20 à 20h20 et opposera quatres représentants et représentantes de partis de jeunes.
Le second débat aura lieu le dimanche 19 janvier de 16h20 à 17h20 et portera sur les différentes manières de lutter pour le climat. Le vice président d’UNIA Fribourg, un membre d’Extinction Rebellion, de la Grève du Climat et une association écologiste seront là pour en discuter.

2 Contenus inédits

… seront diffusés le samedi soir, à savoir un reportage de 30 minutes sur les alternatives de vie qui présentera divers moyens de réduire son empreinte carbone et un interview scientifique d’environ 30 minutes.
Le but de ce second interview étant de présenter les faits lié au réchauffement climatique, à la perte de biodiversité ou encore à l’épuisement des ressources naturelles.

1er  Média

… de la grève du climat Fribourg.
La Radio Climat sera l’occasion d’informer, de débattre, d’échanger et de réfléchir. Le lien de la Web Radio sera transmis ici ainsi que sur nos autres canaux d’informations habituels (WhatsApp, Discord, Instagram).
En cas de succès, nous envisageons de continuer à produire régulièrement des émissions de Radio.

Plus d’informations ici !

Le Black Friday – Le révélateur d’escroquerie

Disclaimer : Les prises de positions de cet article n’engagent que son auteur et pas l’ensemble du mouvement des grèves du climat. Cette plateforme se veut être un échange et un moyen d’expression pour différentes mouvances à l’intérieur même de la GDC.

Chaque année, on l’attend. Chaque année, il revient plus fort encore que l’année précédente : le Black Friday ! Occasion inestimable de se procurer tout ce qui est hors de nos moyens le reste du temps, ce jour est également le moment d’un profit invraisemblable pour les commerces. Quand les réductions de prix créent le profit, il est temps de se demander si on ne se fait pas escroquer quelque part.

En effet, si les entreprises sont capables de faire du profit grâce à des produits vendus aux deux tiers, voire au quart de leur prix initial, c’est que les marges que se font ces entreprises sont indécentes. Personne ne vend à perte, à part pour éviter une faillite ou pour faire un don. Si on nous vend des produits à 60, 70 ou 80% de réduction, c’est que les vendeur·euse·s se font toujours une marge sur la vente. Sinon ils ne le feraient tout simplement pas, ce ne serait pas rentable. Soit les producteurs du produit sont sous-payés, soit c’est nous qui payons trop cher ce que nous consommons, ou les deux à la fois. Si ce n’était pas le cas, il ne serait tout simplement pas possible de tirer une marge d’un produit vendu au tiers de son prix initial. Et c’est sans compter les escrocs moins subtils qui profitent du Black Friday pour vendre des produits pleins prix en faisant croire à la réduction grâce à l’étiquette.  

Pour clarifier, disons que les réductions de prix prouvent que les commerçant·e·s peuvent se contenter de gagner moins par produit vendu et faire du profit malgré tout. C’est-à-dire qu’ils pourraient vendre leurs produits moins chers sans que cela fasse s’écrouler l’économie industrielle mondiale. La compétition est censée nous offrir, à nous consommateur·trice·s, le meilleur des prix. Pourtant le Black Friday semble le démentir : si le meilleur des prix est celui que nous obtenons ce jour-là, pourquoi ces prix n’ont-ils pas cours toute l’année ?  On pourrait me citer quantités de raisons économiques, elles reviendraient toutes à des décisions volontaires prises par des personnes intéressées. Les mêmes qui préfèrent augmenter les dividendes ou les salaires des managers plutôt que d’augmenter les salaires des producteurs. Les actionnaires et les conseils d’administration décident de nous vendre les produits de notre consommation plus chers qu’ils ne valent. Autant il semble normal qu’un artisan local vende plus cher sa chaise que cela ne lui en coûte de la fabriquer. Autant, il est immoral que des multinationales obtiennent des marges supérieures à 60% sur des produits qu’ils font fabriquer par des ouvriers payés quelques dollars la journée.

Alors, ce Black Friday, quand vous hésiterez à vous procurer cet écran télé à moitié prix ou cette cafetière multifonction au tiers de son prix, je ne veux pas que vous ne pensiez qu’aux travailleurs exploités ou à la pollution engendrée. Je veux que vous pensiez aussi à tous ces autres jours où vous avez acheté des produits au prix plein… et où on vous escroquait.

Maxime Rotzetter

Le Vent se lève

Ce texte fut prononcé comme discours de clôture lors de la grève du 27 septembre 2019 par Inès Marthaler et écrit par Maxence Kolly

Le vent se lève

Se lève la jeunesse qui souffle sur la Suisse endormie pendant que la terre se meurt.

Beaucoup ont dit que nous ne serions qu’un murmure de l’histoire, une brise se prenant pour l’orage, que notre beau mouvement serait balayé comme le blé par le blizzard.

Et pourtant, regardez

Regardez ces mobilisations clamant plus fort que le tonnerre, qui se sont propagé partout en Suisse et à l’internationale
Regardez les journaux qui pointent comme des girouettes là où souffle l’avenir ;
Regardez ces politiques qui sentent le fond de l’air changer, déclarer l’urgence climatique ;
Regardez dans le monde ces vagues écologistes qui traversent villes et frontières.
Regardez-nous cesser de murmurer et venus clamer comme la tempête.

Nous avons réussi à enlever du ciel toutes les dépressions et c’est l’espoir qui vient en rafale.

Le sablier se vide, les aiguilles sont proches de minuit, le futur commence à s’écrire au passé sans qu’aucune mesure ne vienne remettre les pendules à l’heure. 
Ne soyons pas dupes, car ils font de beaux discours, ils nous disent la larme à l’oeil qu’ils se préoccupent du climat, mais quand on demande du concret ils disent qu’ils agiront,
Demain. 

Demain c’est loin, notre avenir c’est la seconde d’après alors fini d’attendre pendant des jours, des semaines, ou des mois. Pas le temps pour les regrets, c’est l’heure de l’action face à l’extraction. 
Ils ont voulu nous rendre ivres en espérant voir pourrir les raisons de notre colère, mais ils n’ont fait que presser le vin de la rébellion. 
On a ajouté à nos rêves le terme “évolution”, pour que brûle dans nos coeurs l’indignation.
Nous sommes l’étincelle qui met le feu aux poudres, nous sommes les porteurs de flambeau de l’humanité, nous sommes le brasier de la vie contre l’extinction.

Nous sommes plus chauds que les incendies d’Amazonie,
Nous sommes plus chauds que le climat.

Nous sommes le vent qui se lève

Nous sommes le vent qui se lève demain à Berne

Nous sommes le vent qui se lève le 15 mai partout en Suisse

Nous sommes le vent qui se lève et nous amenons l’insurrection qui vient.